27.06.2007

Voilà, c'est fini !

Et oui, ça y est nous avons retrouvé la Normandie, sa verdure et son climat.
Nous revenons la tête pleine d'images, d'odeur, de souvenirs et le coeur léger. Nous sommes comblés de ce merveilleux vyage et ne pensons qu'à repartir.
En attendant, nous avons commencé la farandole des retrouvailles..., les enfants sont déjà retournés embrasser les maîtresses et les copains.
Nous allons nous réinstaller doucement en commençant par poser l'escalier du grenier, la rénovation de la cuisine, la construction d'une mezzanine pour Adèle, le changement de la porte-fenêtre de sa chambre, la transformation du garage en bureau... Ce sont des idées d'Antoine !

Merci à tous de nous avoir suivi, encouragé,... et si vous ne savez que faire de votre mois de juillet, passez à la maison, on trouvera bien de quoi vous occuper !

Le blog va bientôt se transformer en site internet, on communiquera l'adresse sur Letripalamoedecaen quand tout sera prêt.

31.05.2007

Lifou, 3 semaines hors du temps

Apres 8 heures de Betico particulierement eprouvantes, nous debarquons a Lifou, accueillis par l ami Bruno. L eau du port est encore plus bleue, encore plus belle, encore plus cristalline. Nous voici au coeur des cliches cartes postales. Tres vite, nous prenons la temperature de l ile en allant au nakamal de la plage boire du cava. C est un lieu de rencontre ou les gens, kanacks ou metros, jouent a la petanque, a la belotte, refont le monde au son d un youkoulele ou d un air de guitare. Et puis de temps en temps, on va lever un * shell * (se dit sell),  c est a dire boire du cava dans une demi coco. Cette boisson est obtenue en pressant le jus des racines de cava. C est amer et pas tres bon, ca fait cracher mais tellement convivial. Les vertues anesthesiantes du cava associees a celles relaxantes de l herbe des champs rendent les gens tres tres calmes et pas enerves. De quoi se remettre bien vite des emotions du Betico.
Nous logeons chez Anne-Laure et Bruno. Ils ont recemment construit un fare et nous plantons la tente dessous. Nous sommes les premiers a l essayer, il est bien etanche aux pluies tropicales qui nous degringolent dessus plusieurs fois par jour. Les enfants retrouvent leur copine Meige ainsi que Landry et Nathan les 2 ados hip-hoppeurs de la famille.
En attendant le WE prolonge du premier mai (tous les WE sont prolonges a Lifou meme quand le jour ferie tombe en milieu de semaine), Bruno nous fait gouter la capitale de l ile et nous nous retrouvons vite debordes. Nous rencontrons une foule de gens, allons au marche, baignons la mer ou buvons le cafe chez Jejejjuju, et le cava au nakamal.
Et le velo dans tout ca, me direz vous ? Nous y voila. C est le WE et partons tous chez Yannick et Waifit, des potes des Legrand, qui habitent a Easo au nord de l ile. *On va baigner la mer a cote de la maison a les deux* dans la baie de Jineck, aquarium grandeur nature. Un concentre de poissons tropicaux, coraux, requins, tortues, tricots-rayes, raies-manta pour quelques coups de palmes seulement.  Bruno nous embarque sur sa plate et faisons 3 baignades pleine mer dans la journee.
Chacune d entre elle est unique, magique. ira t-on a l aquarium de Sydney ? Pas sur !
Felicie a pris de l assurance en pleine mer et nage accrochee sur le dos de son pere ou celui de Bruno. Gabriel faisait de telles apnees qu il tombait souvent asphyxie et c est ainsi qu il s est rapidement mis au masque et au tuba.
Yannick emmmene Antoine faire une plongee innoubliable. Ils coisent requin leopard, thon et rascasses mortelles en plus de tout le reste.
Nos hotes ont un habitat typique : une case servant de chambre familiale et de chambre d amis, et une maison en tole avec grande terrace sur laquelle se trouve la cuisine. L eau pour la vaisselle sort du tuyau d arrosage et les toilettes sont dans la brousse. Casse pas la tete quoi ! Yannick ne demarre jamais la journee sur un coup de tete, il est d un zen deconcertant.
De retour a Traput sous une pluie diluvienne, nous vivons le quotidien d une famille qui travaille. On fait un peu d ecole dans la journee, on frequente la bibliotheque dans l espoir de pouvoir utiliser l internet mais... et le soir on va jouer au badminton ou encore, voir une representation de plein air de Romeo et Juliette avec les melanesiens, allonges sur des nattes essayant de faire dormir les bebes.
Nous allons aussi visiter la vanilleraie de Troko qui nous revele quelques uns seulement des petits secrets d un belle vanille. Nous plantons une bouture et gravons nos noms sur les feuilles.
Encore un WE prolonge, et nous partons faire du velo vers le sud de l ile cette fois.. Nous faisons un campement sur la plage de Luengoni (celle de la pub conforama), veillons autour d un grand feu et nous nous baignons au clair de lune. L abus de baignade n etant pas dangeureux pour la sante, on en profite. Et puis nager avec les tortues au reveil,  c  est quand meme quelque chose !
Nous continuons notre tour avec Meige et plantons la tente sur une autre plage feerique, celle de Peng. Meme programme que pour la precedente.
Nous rentrons a Traput pour preparer le bougna (voir recette). Il faut quand meme 2 jours de preparation a 7 personnes dans les regles de l art. Une vingtaine de copains vient le deguster et Bruno nous anime la soiree avec de petits airs d accordeon. Quel beau moment !
Antoine prend le temps d aller a la chasse et ramene une belle carangue gratteuse de trois kilos ! Les chiens de Troko, galeux et fameliques, feront un festin.
Et voila, 3 semaines de Lifou. Des gens d une gentillesse sans nom, une douceur de vie inestimable.
Nous quittons les Legrand et tous leurs amis, l ame en peine. Nous les remercions sincerement de nous avoir consacre tout ce temps et de nous avoir fait vivre l ile.

24.04.2007

Piondimié - Nouméa

Bien remis de nos émotions, nous laissons derrière nous Poindimié pour rouler toujours plus nord. Statistiquement, après 1 cyclone et 1 tsunami, il ne devrait plus nous arriver grand-chose !
La route rase la plage au plus près et traverse de nombreuse tribus aux échoppes vides. Un soir au campement, Gabriel trouve sur la plage une énorme porcelaine puante et la vieille de la tribu (on appelle ainsi les grands-parents) lui explique comment la vider et bien la nettoyer. Nous discutons longuement avec les femmes qui attendent leurs maris du retour de la pêche.
Une jeune fille nous montre comment ouvrir une coco. Ca nous fera un bon dessert. Les échanges sont d’une simplicité plaisante mais riches pour nous qui achetons la coco déjà râpée chez Super U où ramenons les coquillages de chez le marchand de souvenir.
Tous les kanaks que nous avons rencontré jusque là vivent simplement, ils se nourrissent de la chasse et de la pêche ou des récoltes de leurs champs, les maisons sont sans fioriture, juste le nécessaire.
Nous pédalons le Week-end de Pâques et constatons chez les hommes surtout les conséquences de 3 jours fériés : beaucoup d’alcool imbibé et de cannabis fumé. L’ambiance sur la route devient pesante, les conducteurs plus très prudents. Le drapeau français qui flotte depuis le début du voyage sur le petit vélo des enfants fait réagir agressivement plusieurs éméchés, alors nous l’enlevons et le confions à Christophe (un des habitants de la tribu du frère Prudence de Nouméa) que nous retrouvons par hasard au camping du billet de 500 à Hienghène.
Le paysage change pour laisser place à des falaises escarpées plongeant dans la mer. Nous traversons de larges estuaires marquant le fond des vallées et annonçant une belle côte pentue après la descente. Nous transpirons à grosses gouttes mais sommes bien rafraîchis par les cascades. Nous embarquons sur le bac de la Ouaième, le dernier existant, pour franchir une grosse rivière et offrons au passeur une binouze un peu chaude qui lui fait bien plaisir.
Le passeur est fonctionnaire, par conséquent salarié mais il ne manque pas de faire payer les voyageurs un peu naïfs. On nous a dit aussi, que les passeurs revendent leur place au plus offrant. La Province ne peut que donner son accord, faute de quoi c’est la grève, le bac est stoppé, paralysant le trafic sur la seule route existante ! C’est la Kanakie.
Au détour d’un petit bain dans une cascade nous faisons connaissance avec une famille qui nous a maintes fois doublée dans la journée. Les enfants font vite connaissance et nous terminons la route jusqu’au camping avec 2 jeunes cyclistes supplémentaires. Nous partageons un apéro entre parents et un bain maxi familial avec la mamie. C’est extraordinaire toute cette vie sous l’eau, poissons à gogo, corail, bénitiers, gorgones…, et j’en passe. Les enfants sont d’une aisance surprenante, font des apnées incroyables. Même Félicie fait des canards accrochée sur le dos de son père. Moi, plus méfiante, suis toujours à l’affût d’un tricot rayé, d’un cône super mortel ou d’une rascasse pas plus engageante. Bref, pas encore très détendue dans l’eau, mais ça va venir. J’ai bien réussi à surmonter les cobras et crocodiles d’Amazonie !
Fidèle à notre volonté de connaître au mieux un pays, nous faisons une visite au dispensaire de Pouebo pour Gabriel qui est fiévreux depuis 10 jours et Félicie qui se plaint d’une oreille. Grippette de l’île des Pins pur l’un, tympan perforé pour l’autre, nous taillons la route, nous sommes attendus dans d’autres dispensaires pour des résultats d’analyses ou des vérifications d’oreilles. Nous prenons tout de même le temps d’un détour par Pam, à l’extrême nord de l’île pour éviter un col en travaux mais surtout pour profiter des derniers kilomètres de piste sauvage avant le retour vers la circulation de la côte ouest. C’est ainsi que nous arrivons à Koumac, après la traversée de la chaîne, qui nous a réservé quelques belles grimpettes. 4/5 de l’équipage se plaint de maux divers, alors nous essayons le petit hôpital de la ville. Tout aussi sympa que les 2 autres. Antoine a une otite, Gabriel traîne sa grippe qu’il a refilé à sa sœur et Félice a toujours le tympan fragile. Allez, rien de tel pour s’offrir 2 nuits de repos dans une case !
La descente vers Nouméa sur la côte ouest, n’est pas aussi excitante que la montée sur la côte est. Il n’y a plus de tribu en bord de route et nous traversons de grandes plaines balayées par les alizés que nous avons plein nez, les villages sont plus espacés mais plus gros.
A Voh, un caldoche nous emmène en 4x4 apercevoir le fameux cœur de Voh et nous réalisons le talent de photographe d’Arthus Bertrand. On serait monté tous seuls, je ne sais pas si on aurait vu grand-chose.
Nous plantons la tente sur la plage de Gatope et sommes victimes d’une attaque à main armée par des nuages de moustiques piquant à travers t-shirts et pantalons dans un vacarme assourdissant, nous obligeant à battre en retraite dans notre igloo chauffé à la chaleur humaine.
Nos redoutables attaquant sont fidèles au RDV dès l’aube, nous ne tardons pas à plier bagages. Sur une grande ligne droite, une voiture s’arrête à notre hauteur. C’est Fred, un ami de la famille Mercat. Nous voici invités à Nouméa pour une sortie vélo dans le parc de la Rivière Bleue. Au passage, il nous donne les coordonnées de son ami Dominique, grand cycliste lui aussi (2 France-Calédonie à vélo), pour passer la nuit au village suivant. Nous passons une belle soirée à parler rencontres, voyages, vélo…
Le lendemain, Fred nous embarque tous dans son Audi, et nous faisons connaissance de Clémentine, sa femme, et de Alban, Fanny et Petit Jean. La petite famille part pédaler en France d’ici peu et nous leur proposons de rarmener nos tandems. Tout s’arrange pour nous qui voulions trouver un moyen de nous débarrasser de notre chargement pour finir légers notre voyage dans les grandes villes. Nous passons tous ensemble 4 jours merveilleux et faisons une magnifique balade dans le sud de l’île, avant d’embarquer sur le Betico (se dit Betitcho)
le célèbre traversier qui embarque les passagers pour les îles Loyauté. Les gens l’appellent en fait le Vomico, et on a bien compris pourquoi !

05.04.2007

Nouméa- Poindimié (suite et fin)

Nous apprenons donc l'alerte 1 au cyclone. Cela ne semble paniquer personne sauf moi évidemment ! Vanina nous installe chez elle, une chambre rien que pour nous dans une maison climatisée. Très appréciable vu la chaleur. Son mari travaille à la SLN, Société Le Nickel, comme tout le village. Le village en question appartient à la SLN qui loge gratuitement tous les travailleurs. Ils ne paient ni loyer, ni eau, ni électricité. Yannis, le mari de Vanina, nous emmène voir le chargement du bateau, nous explique le cheminement du Nickel et le fonctionnement de la roue-pelle. Entre temps, l'alerte niveau 2 est sur le point d'être déclenchée, alors nous patientons une journée de plus dans la fraîcheur de la clim. Le lendemain, le cyclone n'est plus que dépression tropicale, alors nous repartons bien reposés. Il fait toujours très chaud mais il pleut et il fait gris ce qui nous facilite l'ascension de 2 grands cols bien pentus à travers les mines. Par contre nous n'avons rien vu du paysage, c'est dommage, il parait que c'est splendide. Trois jours durant, nous pédalons sous la pluie nous abritant le soir sous les farêts dans les campings. Un soir, nous demandons à camper chez John, mais nous n'avons pas apprécié à temps son état général, celui ci est imbibé d'alcool et sous l'effet du cannabis. La soirée est très particulière, la soeur nous cuisisne un repas pantagruélique, et John nous conte maintes fois son service militaire en France. Le lendemain, l'homme a disparu, mais sa maman nous a préparé un petit déjeuner et s'excuse plusieurs fois de l'ivresse de son fils. Une femme charmante trop habituée à l'ivresse des hommes de son pays et les conséquences que cela engendre.
Un beau matin, c'est l'éclaircie. Nous voyons la brousse calédonniène sous d'autres couleurs. La route est coincée entre la mer et la chaîne de montagne et se faufile dans une végétation de bananiers, cocotiers... et là à moitié enfouies dans la brousse, des cases ou des maisons traditionnelles, des petites églises ou des écoles. Les hommes souvent éméchés farnientent en bord de route pendant que les femmes s'occupent des gosses ou travaillent aux champs.

Nous sommes tout proches de Poindimié quand plusieurs voitures ralentissent pour nous informer d'une alerte au Tsunami. Tout s'accélère, il nous faut impérativement trouver au plus vite une route qui grimpe. Bien lents et vulnérables sur nos vélos chargés et lourds, nous tardons à trouver un chemin de terre défoncé sur lequel nous pédalons comme des forcenés pendant 1 km (ça parait long) avant de tout abandonner sur le bord de la piste pour terminer à pied. Nous grimpons sur une coline et scrutons la mer. Les enfants pleurent leurs doudous peut être bientôt noyés.
Une heure plus tard, l'alerte est levée et apprenons par la radio que si la vague avait était plus grosse (parce qu'en fait elle ne faisait que 15 cm !!!), à l'heure où nous avons était prévenu, nous aurions fait une belle partie de surf. Grosse frayeur en tout cas.
Nous arrivons à la ville, tout chose, les habitants ne parlent que de la vague, tout le monde a eu très peur.
Au supermarché, Aline et Michel, les 2 instits de Cm2 du village, nous propose de venir sécher dans leur bungalow. Nous passons tout d'adord une bonne soirée et une nuit chez Anna et Benoît, rencontrés dans un camping en NZ avant de nous installer plusieurs jours chez mes "collègues". Leur parcours est passionnant : 4 ans sur un bateau, 2 ans à vivre au Chili et plein d'autres vadrouilles encore, de quoi passer de grands moments à refaire le monde autour d'un "p'tit raffraichissement". Jordi et Morgane leur deux grands ados s'occupent de servir la glace aux enfants, de bien régler la télé et de natter les cheveux comme des kanacks.

02.04.2007

Nouméa-Poindimié du 22/03 au 2/04

Plusieurs faux départs mais ça y est nous sommes partis. Nous nous engageons pour la boucle Nord de la Grande Terre qui devrait nous occuper au moins 4 semaines. Nous sortons de la ville et enchaînons les cols les uns derrière les autres. Reprise, reprise après une semaine festive...Les Calédoniens ne manquent pas de nous encourager d'un signe de main ou d'un petit coup de klaxon. Nous trouvons facilement où planter la tente, ça ne choque personne que nous campions au pied de l'église dans un village. Nous nous raffraîchissons au passage dans la rivière La Tontuta, jamais vu une eau de rivière aussi chaude ! De Boulouparis sur la côte ouest, nous traversons la chaîne montagneuse par une des 4 transversales, celle la plus au sud. En chemin la tribu Saint Michel nous arrête pour célébrer le nouvel Igname. De la route, on sent déjà le cannabis et la bierre mais nous tentons l'expérience car nous avons très envie de ce premier échange avec une tribu mélanésienne. Il est 4 heures de l'après midi, et les femmes nous servent Igname, arbre à pain, poulet rôti, cerf et anguille, le tout arrosé d'un rosé bien frais et de musique "reggae" kanack. La végétation tropicale ne cesse de nous étonner. Nous faisons notre collecte quotidienne en bord de route de fruits de la passion, mangues, papayes, goyaves, pamplemousse, pommes citerne... Nous traversons le village de Thio, à peine visible car enfoui dans les arbres et la verdure, avant de nous installer pour 2 nuits dans une case, à l'ombre des cocotiers au bord de la mer. 2 garçons à vélo nous escortent, papotent curieux, puis disparaissent. Quelques heures plus tard à la nuit tombée, les 2 mêmes garçons reviennent accompagnés de leur maman pour nous apporter un sac garni de canne à sucre, et fruits de leur champs. 3 jours seulement sur les routes de Calédonie et déjà tellement de sourires, de visages et de belles rencontres. Une journée de repos à la tribu et quelques heures de baignade et de discussions avec une ribambelle de p'tits kanacks qui veulent tout savoir sur nos vélos, notre parcours et notre vie en métropole. Ensuite, nous empruntons "l'horaire" comme disent les gens ici. C'est une piste de latérite dont le sens de circulation change toutes les heures. Cette piste de terre rouge sang, magnifique, chemine jusqu'au col à travers la forêt tropicale. C'est tout simplement très beau. Dans la vallée, une école, des femmes qui discutent sous un faret. Nous demandons à dormir dans la tribu, Antoine se fait conduire chez le chef et fait coutume avec un manou. Austremoine, le chef, se fait un plaisir de nous accueilir et de nous conter des histoires sur son clan.
Le relief ne nous épargne pas, mais l'effort en vaut la chandelle, la montagne est chatoyante et luxuriante. Lors d'une pause en haut d'une côte qui en cachait plein d'autres, Vanina s'arrête à notre hauteur pour nous dire qu'elle serait très flatter que l'on accepte de dormir sous son toît. RDV à la poste à 17 heures. Tout de suite l'air devient moins chaud et les pentes moins raides (quoique) et nous nous empressons de gagner le village. Nous attendons à Kouaoua sur le parvis de la poste en compagnie des gosses, bavards et heureux de nous voir. Antoine propose, à la joie de tous, des tours de tandem. Moi, je discute avec des collégiennes et les enfants jouent aux cartes avec les autres.
"Eh madam, madam, faut pas faire le vélo, y'a l'alerte, y'a l'alerte au cyclone". (A SUIVRE)

22.03.2007

Une semaine à Nouméa

Dans la salle d’attente de l’aéroport d’Auckland, nous apprenons que l’aéroport de La Tontuta est à 50 km du centre de Nouméa. Un système D se met en place grâce à l’aide de Serge, François et Maïté. Nous allons jusque dans le centre ville en bus, et faisons les yeux doux au chauffeur pour mettre les vélos sur les sièges, puis François nous récupère, recharge les vélos sur son kangoo et nous dépose chez Valérie que nous ne connaissons que par échange de mails. La maison est une auberge espagnole néo-calédoniène, « la tribu des Frères Prudence », et plusieurs jours durant nous fêtons le départ de Manu, un des co-locataires qui rentre en métropole. Nous rencontrons une foule de gens charmants.
Nous contactons Grand Cyril, copain de copain et frère de sa sœur…qui nous emmène en zodiac sur l’ilôt Goëland au large de Nouméa. Une heure de mer bien formée à surfer dans les vagues. Mieux que Disney ! Cyril nous initie au monde sous-marin du lagon d’une beauté incroyable. Il rassure tout le monde à propos des requins, trico-rayés, rascaces et cônes mortels. Le vendeur d’Intersport s’en est donné à cœur joie pour nous décourager de la baignade hors plage surveillée.
Grand Cyril emmène aussi les enfants, accrochés sur son dos, pour une petite partie de kite-surf. C’était éblouissant, surprenant et ça faisait un peu peur, surtout quand le kite s’envole (dixit Adèle, Gab et Félicie).
Nous passons du temps dans le centre de Nouméa, à observer la vie, les habitants, à ne rien faire ou attendre un bus à la fréquence hasardeuse. Nous retrouvons un petit goût du rythme sud-américain.



16.03.2007

du 23/02 au 15/03 Wellington-Auckland, L'île du nord avec Pijack et MamJ

Nous débarquons du ferry à Wellington où nous sommes accueillis par Papi Jack et mamie Gigi. Retrouvailles et embrassades après 8 mois ; déballage de cadeaux, c’est encore Noël. Les enfants sont heureux de recevoir de nouveaux livres, cahiers d’activité et slips tout neufs.

Nous visitons la capitale du pays et y rencontrons les premiers Maoris. On se demandait un peu où ils étaient. La population sur l’île du nord est plus mélangée et abondante : Maoris, Japonais, Fidgiens, blanbecs…

Nous louons, à pas cher, une vieille voiture aux pneus lisses et à la batterie faible, mais sur laquelle nous pouvons sans remord poser les vélos à même le toit. Les péruviens nous ont appris à empiler les choses sans galerie ! Et c’est ainsi que nous partons à la découverte des routes et du pays pilotés par Gigi. A tour de rôle les enfants grimpent avec leurs GP et cela nous repose bien.

Nous ponctuons ce séjour de bains extraordinaires dans l’eau verte et mouvementée du Pacifique. Antoine est devenu spécialiste du surf sans planche. D’ailleurs il est blond maintenant ! Nous avons aussi testé les bains thermaux dans un camping près de Rotorura. Piscine à 38 degrés. L’eau sort de terre à 98 et tout un système est mis en œuvre pour la refroidir. Impressionnant dispositif. Toute la campagne fume. Dommage encore une fois que tous les accès soit privés et exploités. Nous zappons donc les bains de bouillasse bouillonnants, les cratères de volcan ou les eaux sulfurées aux couleurs orangées. On se contente des cartes postales. La visite de ce genre de site en Nouvelle- Zélande se fait sur des chemins de bois derrière des barrières de protection. En Bolivie, nous étions au bord des cratères à 5000 mètres, prenant garde à ne pas nous faire brûler par les projections de boue.

 

A Rotorura, nous testons les services de secours et d’urgence après un petit crash. Très rapides et efficaces. Le campeur de Pijack est sérieusement amoché à l’avant mais nous le réparons avec du scotch. Les gendarmes sont sympas, is lui donnent une amende en lui conseillant vivement de ne pas la payer !

Malgré l’incident, nous continuons notre route sur Tauranga où nous faisons halte chez Charlotte (ma copine d’enfance), Blair, Marco et Alec. Les enfants jouent ensemble et arrivent même à se comprendre. Marco et Alec parlent anglais principalement et comprennent le français. Nous allons à l’école Maori de Marco et passons avec lui et ses copains une matinée insolite à chanter et à danser. L’enseignement est dispensé en langue Maori uniquement et cela ne pose problème ni à Marco (de descendance plutôt viking vu la couleur de ses cheveux : jaune fluo selon Félicie), ni à nos enfants.

Un soir, Barry (beau-père de Charlotte) nous emmène en kayak voir les vers luisants. C’est absolument magique de pagayer au clair de lune et de voir tous ces points comme des étoiles accrochés aux parois des rochers.

 

Nous montons jusqu’au Cap Ringa, là où l’océan pacifique rencontre la mer de Tasmanie. D’un côté de grandes falaises découpées et battues par le vent , de l’autre de grandes dunes de sable.
Ne pouvant aller plus loin, nous rebroussons chemin pour Auckland. En cours de route, nous faisons une balade dans une forêt de Kaoris, arbres natifs gigantesques et monstrueux ; certains ont 4000 ans.


Nous nous posons 3 jours à Auckland dans une cabine en bord de mer et attendons l’avion. Nous embrassons Pijack et MamJ avant de nous envoler vers un autre coin du Pacifique.

28.02.2007

Chch-Picton du 1/02 au 23/02

Nous disposons d'un mois pour rejoindre Picton, ou nous prendrons le bateau pour Wellington. 700 km que nous parcourons en petites etapes pour ne pas arriver trop vite. Plus que jamais nous prenons le temps de nous arreter chez les gens qui nous invitent ou chez qui nous demandons l'hospitalite. Aucun camping sauvage n'est possible de toute facon. Chaque espace semble apartenir a quelqu'un et tous les champs sont clotures. Les quelques rares acces aux rivieres indiquent clairement l'interdiction de camper.
C'est ainsi que pendant la traversee Est-Ouest, avant le col, nous campons chez Garry, Vicky et leur 2 grands ados. Ils nous offrent un diner un peu frugal pour des cyclistes mais nous apprecions cette premiere veritable rencontre avec les gens du cru. Les garcons de la famille sont des chasseurs et tirent sur tout ce qui bouge. Ils sont inquiets pour notre Gabichou national aux cheveux longs qui n'aime ni tirer au pistolet, ni se battre et encore moins jouer au foot. Que va-t-il devenir nous demande-t-on ?
La montee du col est courte mais tres raide. des cotes a 15%, ca fait super mal aux cuisses ! Pour la premiere fois Antoine demande a son passager de descendre et de pousser. Quant a Felicie et moi, nous optons pour une technique plus douce. elle pousse et nosu grimpons ces affreuses pentes en nous arretant tous les 2 piquets, soit 50 metres !
La remontee de la vallee est mignogne et la nature n'est pas agressive meme si cela n'a rien a voir avec la splendeur des Andes.
Un soir, nous campons au bord d'un lac et fetons les 7 ans de Gabriel. Un paquet de gateaux secs, une bougie et plusieurs nuages de sandflies, rien de tel pour un anniversaire memorable.
Fini ici la belle vie hotel-resto, nous sommes au regime beurre de cacahouette et pates au cheddar. Nous nous offrons quand meme une nuit dans une cabine et faisons decouvrir aux enfants l'ambiance pub et match de cricket autour d'une pinte et d'un coca.

Ensuite, nous choisissons l'opyion campagne profonde, vie locale et pentes plus douces. La route est deserte, les maisons et les villages parsemes. Felicie parcours quelques kilometres a velo, pas pour longtemps. Un camion l'oblige a se rabattre sur la gauche, elle derape sur les cailloux et fini sa course sur une cloture electrique ! Le velo est encore un peu grand.

Nous arrivons au camping de Reefton, trempes et esperons y trouver une cabine. Mais c'est LE weekend rallye moto et marathon et toutes les accomodations sont prises d'assaut. La receptionniste d'un backpacker a super pitie de nous (on demande toujours un service en amenant un enfant, ca aide) et interpelle les gens dans la rue pour nous heberger. Elle nous presente ainsi a Nigel, LE peintre du village qui nous accueille dans son camping-car au fond de son jardin. Il partage sa maison avec Mell qui joue au grand-pere avec les enfants. Petit-dej/tele et soins aux chiens-chiens. Nous nous y reposons 2 jours pleins apres 10 jours non-stop de velo. Antoine propose ses services pour decoller une moquette a l'anglaise (c'est a dire crasseuse) et demenager les copians de Nigel.

Reposes, nous repartons, pas pour longtemps. Dans un village du cru, Ken l'homme du cru nous propose de dormir dans son jardin. Il nous abreuve de bourbon-coca toute l'apres midi avec lequel je vais discretement arroser les plantes.
Grace a lui, nou srencontrons ALex la maitresse qui invite les enfants a passer une journee entiere a l'ecole. Grand moment de bonheur pour eux, et pour nous aussi. Nous voici separes quelques heures pour la premiere fois depuis 7 mois. Les enfants sont ravis de retrouver une ambiance d'ecole, de participer au Quoi De Neuf, d'aller en recre... bref, tout simplement, d'aller a l'ecole quoi !
Pour nous, curieuse journee chez Ken. Drole d'individu. Il ponctue notre journee sans enfant de tour de magie en tout genre et nous montre ses talents de sourciers pour nous divertir.
A la fin de l'ecole l'instit vole a notre secours et nous invite chez elle pour echapper aux griffes de notre hote.

Invites, inviter, invitation... combien de fois avons-nou sutilise ces mots dans nos textes ? Magie du voyage et des rencontres, dont on sait qu'elles peuvent-etre intenses et fabuleuses mais aussi courtes et ephemeres.

Nous terminons la soiree avec d'Assy, le mari d'Alex, jeune architecte revolutionnaire quincagenaire qui bosse pour 5 euros de l'heure !

Nous remontons la Buller River jusqu'a Murchisson. Gorges encaissees dans la foret. Nous sommes revenus sur les circuits et profitons du bruit des jet-boats mele a celui des crickets.
Apres Murchissons, nous roulons une apres-midi avec Ann et Georges, un couple de cyclos anglais. 65 ans, une forme eblouissante. Que c'est emouvant !
Puis de nouveau, quelqu'un sur le bord de la route nous attend pour nous offir l'hospitalite. Harvy nous propose une cabane amelioree avec poele a bois et douche solaire. Avec sa femme et sa fille, ils entrainent des chevaux a l'endurance pour les revendre. Ils vivent en quasi-autarcie et produisent 85 % de leur alimentation. Une vie saine et paisible, bien loin du metro-boulot-dodo. Ce mode de vie ne nous plairait pas toute l'annee, mais 2 jours, c'est agreable.
Il nous faut encore 2 jours pour atteindre la mer de Tasmanie. En chemin, nous passons une belle soiree avec un couple de cyclo hollandais et leur bebe qui participe au voyage sur le porte-baggage, ficele a son cosy.
Nous allons nous baigner dans les eaux vertes bordees de sable orange a Abel Tasman Bay avant de repartir sur Nelson.

Le genou d'Antoine est en bien mauvais etat. Il ne peut bientot plus marcher et nous cherchons une solution-bus pour rejoindre le ferry de Picton. Impossible de faire admettre aux compagnie de bus que les tandems peuvent se charger en soute. On a beau argumenter, dire que cela a toujours ete possible en Amerique du Sud. No way ! Nous appelons alors notre pote Nigel a la rescousse justement en mission peinture a Nelson. Peu soucieux des interdits, il nous case tous dans son pick-up 3 places, avec son chien, ses echelles et ses pots de peinture.
Ce contre-temps nous permet de passer une soiree au pub local avec les gens du pays.

16.02.2007

Avec GrandJ et Andre dans le sud de l'ile du sud

Amerique Latine-Nouvelle Zelande. Un bond une grande marche, c'est comme un retour a la maison. Une langue que nous maitrisons bien et aussi un retour aux regles que nous avions oubliees.
Passage a la douane poue eliminer les grains de poussiere coinces dans les rayons des velos et desinfecter les piquets de la tente, un sourire aimable et determine.
Plus question de se bourrer a 7 dans une petite voiture et de charger les velos sur le toit. Attachez vos ceintures !
Mais aussi du papier hygienique dans toutes les toilettes, pas de dechets par terre. On peut traverser les routes sans risquer sa vie.Plus British que la Nouvelle Zelande, No Hay ! Bow windows, moquette epaisse, gazon coupe court, petits pois vert cru comme des billes dans les assietes et vieilles permanentees dans les tearooms.
La naute est belle et protegeee, bien protegee. Tous les sites touristiques sont annonces, balises, disciplines et accessibles aux handicapes grace a la main courante et aux petits chemins en planche de bois d'arbre.
Chacun sait a la minute pres pour combien de temps il s'engage.


Nous plantons la tente a Okains Bay en compagnie de Grand J et Andre dans un petit camping au bord du Pacifique. Les enfants nagent avec les marsouins et Felicie surfe les vagues. Nous ramassons des moules, qu Andre nous cuisine avec du sel !
Le camping est considere basique mais il est pourtant bien agreable car hyper-equipe a l'image de la NZ.
La rencontre avec une NeoZelanbelge dans un centre a touristes nous permet d observer gratis et de pres des albatros, des pingoins et des lions de mer. En regardant les oiseaux, Felicie pense " ils ont de la chance les oiseuaux de ne pas avoir a monter de cotes dans le ciel" Lors d'une balade, nous nous asseyons a cote des lions de mer, grosse masse inerte sur la plage. Ces enormes betes ont presque quelque chose d'agacant a se prelasser au soleil toute la journee. Un touriste francais nou sconseille de reculer car il parait que ca court tres vite. Difficile a croire et pourtant !
Tous les acces aux sites sont prives donc payants et il est tres difficile d'echapper aux circuits tout fait tres couteux.
Dans Milford Sound, nous campons "sauvage" au bord d'un lac bonde envahi de camping-car et de campeurs et envisageons bien sur de ne pas deposer de "donations" dans l'urne. La ranger de service ne manque evidemment pas a l'ordre et de reclamer son du. Nous y rencontrons des francais expatries en Nouvelle Caledonie et nous sommes invites a passer prensdre l'apero a Lifou et a Poindimie. Nous serons au RDV, c'est promis. Une superbe promenade dans le bush, sur un chemin tres escarpe nous amene a une cascade. Andre perd l'equilibre, fait un beau soleil et manque de peu le gros bouillon. Ouf, c'est lui qui avait les cles
Nous passons saluer le Mont Cook, plus grand sommet du pays. Respect, il est vraiment majestueux. Nous etablissons le campement au petit camping de Glentanner, calme et tranquille, vue sur le King. Nous montons admirer le glacier du meme nom, un des rares de la planete a ne pas reculer mais a avancer. Le sentier emprunte des chemins de bois et des ponts suspendus, ideal pour une balade en famille. Nous rentrons detrempes et apprecions les faicilities. Nous allumons un bon feu pour faire secher nos habits et griller les semelles d'Antoine (c'est de ma faute, c'est vrai).

10.01.2007

Mendoza-Valparaiso- du 24/12 au 3/01

Ah quel bonheur de refaire du velo après 3 semaines d’arret ! Le contact avec les gens est tres different quand nous sommes nomades.
Dans la banlieue de Mendoza, au milieu d’une cote, une dame arrete sa voiture pour nous attendre, un bouquet de fleurs dans une main, dans l’autre une bouteille de champagne. C’est Noel, nous dit-elle !
La reprise est un peu dure, et ça monte. Nous sommes en rade d’eau, loin de tout et demandons a planter la tente dans une station thermale. Pendant 2 heures nous attendons la reponse du patron qui fait la sieste, et en patientant, nous profitons de la piscine d’eau minerale. Quand il nous donne son accord, nous plantons la tente sur une epaisse etendue d’herbe grasse et confortable, pour la premiere fois.
Nous reveillonnons de pate de foie gras et degustons le champagne chaud dans nos quarts metalliques. Que rico !
Le lendemain, dans un camping de l’automobile club d’Argentine, nous assistons aux festivites traditionnelles du 25 decembre. Les gens viennent au camping en famille et font un asado (BBQ partie) jusqu’au soir. Les enfants jouent dans la piscine, les grand-meres tricotent, au son de l’autoradio. L’ambiance est familiale et sympa.

La route est facile et monte tranquillement le long du Rio Mendoza. Les enfants l’appellent le rio Nesquick tant l’eau est boueuse.

Les rafales de vent sont parfois si fortes qu’Adele monte la cote sans pedaler.

Nous faisons une pause a Uspallata au coeur du decor de 7 ans au Tibet. On prolonge au maximum les derniers jours d’Argentine en faisant de petites etapes. La frontiere n’est plus tres loin. Un arret a Polvaderas, village fantome depuis la cessation de l’activite ferroviere.

Nous nous installons dans l’ancienne gare et Luis le gardien du groupe electrogene du village nous offre les comodites de sa garçonniere.

Puis Punte del Inca, dernier village avant la frontiere. Le village est repute pour ses eaux chaudes et nous avons la mission de nous baigner pour Estelle et Manu, nos amis. Pas de chance, le site est ferme. Les rangers ont fait fermer les sources en vue de les ameliorer et de faire payer l’entree. 2 ans se sont ecoules, les travaux n’ont pas commence et le village meurt. Les touristes ne restent plus pour dormir et manger, seulement le temps de photographier le pont naturel.

Un camion vient nous chercher pour passer le tunnel-frontiere. Puis nous entamons la descente vertigineuse, mains serrees sur les freins. Nous doublons l’interminable file de voitures qui fait la queue pour passer la douane. Une quinzaine de lacets tres serres, et tres vite nous descendons. Les camions sont en premiere et nous les doublons tous. Heureusement qu’on n’a pas fait le trajet dans l’autre sens ! Deprime assuree.

En 2 jours , nous atteignons Los Andes, notre premiere ville chilienne, juste a temps pour voir le feu d’artifice de la nouvelle annee, en compagnie d’un cyclo argentin.

Nous prenons la direction de la mer que nous reniflons depuis le haut du col. C’est un vrai plaisir de retrouver cette odeur si familiere. Tres vite la route se transforme en autoroute et nous terminons en bus.

A Viña Del Mar, nous sommes acueillis chez Enikö, Maximiliano et Lemoisza avec qui nous passons 5 jours merveilleux.

Plusieurs jours devant nous avant de prendre l’avion a Santiago, nous nous baignons et glandons.

 

Voila c’est la fin du premier volet de notre histoire. Nous nettoyons et emballons les velos pour le grand bond au dessus du Pacifique. Plus de 6 mois deja que nous sommes nomades et sans contraintes, que nous n’avons pas de reveil-matin et que nous vivons d’amour et d’eau fraiche. Nous profitons au maximum de chaque instant, de chaque rencontre et de nos enfants. Hasta la vida !!!

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